Karlova

Poetry

L’avenir n’est rien d’autre
que des milliers d’instants embarrassants.

Fierté des nuits de ma jeunesse,
avec ton cœur qui frappe comme un fou,
prends garde à toi dans la lumière tendre !

Regarde : une maison ivre
a jeté son ombre sucrée, —
la ville de mon enfance me poursuit encore
dans les impasses sombres.

Les étroites fenêtres ont jusqu’au matin
un visage froissé par les fracas du soir.

Fierté des nuits de ma jeunesse,
crois-moi,
sous les pavés, les jours
sont diablement longs !

Traduit de l’estonien par Antoine Chalvin


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